À quelques minutes seulement du centre historique de Hoi An, cette demi-journée propose une parenthèse à part, loin de l’agitation des ruelles anciennes et des circuits plus fréquentés. À vélo, on rejoint progressivement la campagne environnante jusqu’au village maraîcher de Tra Que, connu pour ses cultures traditionnelles et son rapport très direct à la terre.
L’expérience se construit autour d’une immersion simple et progressive dans le quotidien local : traversée de paysages ruraux, découverte des techniques agricoles traditionnelles, moment de détente autour des plantes du village, puis atelier de cuisine partagé avec une famille locale. Rien n’est spectaculaire, tout repose sur la justesse des gestes, la proximité avec les habitants et la continuité entre la terre et l’assiette.
Une parenthèse courte mais dense, qui permet d’approcher une autre facette de Hoi An, plus intime, plus silencieuse, et profondément ancrée dans son territoire.
La journée débute par un départ depuis l’hôtel à Hoi An, où l’on retrouve son guide avant de s’élancer à vélo en direction du village de Tra Que. Le trajet se fait en douceur, sur des chemins qui quittent progressivement l’animation urbaine pour rejoindre des espaces plus ouverts, où la campagne vietnamienne s’exprime pleinement.
Très vite, les scènes de vie changent. Les habitations se font plus espacées, les jardins apparaissent, et les cultures rythment le paysage. Le vélo devient un moyen simple de s’intégrer à cet environnement, sans vitesse ni contrainte, en laissant le temps au regard de s’adapter à ce nouvel univers.
À l’arrivée à Tra Que, l’ambiance est immédiatement plus calme. Le village se compose de petites parcelles maraîchères soigneusement entretenues, où les habitants travaillent encore selon des méthodes traditionnelles, sans recours aux machines électriques. L’accueil se fait avec simplicité, autour d’une boisson locale offerte comme premier geste de bienvenue, avant de se préparer à entrer plus concrètement dans la vie du village.
L’immersion commence par un temps d’observation, puis par une mise en pratique encadrée par les habitants du village. Vêtus de tenues adaptées aux travaux agricoles, les visiteurs découvrent les différentes étapes qui structurent le travail de la terre à Tra Que.
On apprend à préparer le sol, à enrichir les cultures avec des fertilisants naturels, à planter les jeunes pousses et à arroser les parcelles. Chaque geste est expliqué simplement, dans une logique de transmission directe, sans artifice. Ici, l’agriculture repose sur des pratiques anciennes, où la régularité et l’attention portée à la terre priment sur la rapidité.
Au fil de l’expérience, le rapport aux légumes cultivés change. Ils ne sont plus seulement des produits finis, mais le résultat visible d’un travail quotidien, précis et patient. Cette proximité avec la terre donne à l’activité une dimension très concrète, presque pédagogique, sans jamais perdre son ancrage dans la simplicité du lieu.
Après ce temps dans les jardins, une pause est proposée sous la forme d’un bain de pieds aux plantes du village. Préparé à partir d’ingrédients locaux comme la citronnelle, les feuilles de Dinh Lang, le citronnier ou encore le betel sauvage, ce moment de repos apporte une sensation immédiate de relâchement après l’activité agricole. L’eau chaude et les parfums végétaux prolongent naturellement l’immersion dans l’univers de Tra Que, cette fois dans une dimension plus sensorielle.
La dernière partie de la demi-journée se déroule autour d’un atelier de cuisine partagé avec une famille locale. Le lien avec la terre se poursuit naturellement : les légumes observés et travaillés dans les jardins deviennent les ingrédients principaux des plats préparés.
Guidé pas à pas, on découvre la préparation de spécialités locales de Hoi An dans une atmosphère simple et conviviale. L’objectif n’est pas la performance culinaire, mais la transmission de gestes et de savoir-faire du quotidien. La cuisine devient un espace de rencontre, où l’on apprend autant en regardant qu’en pratiquant.
Une fois les plats réalisés, le déjeuner est partagé avec la famille, dans un moment sans formalisme particulier. Autour de la table, les échanges se font naturellement, portés par la simplicité du repas et l’origine très directe des produits. Tout ce qui a été vécu depuis le matin trouve ici une continuité évidente, de la terre jusqu’à l’assiette.
Le retour vers Hoi An se fait ensuite à vélo, dans une atmosphère plus calme encore. Le chemin inverse traverse les mêmes paysages, mais le regard a changé. La ville réapparaît progressivement, comme une transition douce entre deux rythmes de vie.