Avant même d’avoir un nom, la Fondation Atypique existait déjà un peu dans notre manière de travailler et de vivre au Sri Lanka.
Depuis la création d’Atypique Lanka en 2012, l’agence a grandi avec une conviction simple : le voyage peut créer de la valeur bien au-delà du séjour lui-même. Au fil des années, elle a permis à une équipe de se développer au bureau, à de nombreux chauffeurs et guides de travailler régulièrement, mais aussi à de petites structures familiales et des prestataires indépendants de vivre d’activités que nous avions choisi de mettre en lumière.
En 2019, nous avons décidé d’aller plus loin et de donner un cadre à un engagement jusque-là spontané. La Fondation Atypique était née.
Avant la Fondation Atypique, il y avait déjà le terrain
Vivre au Sri Lanka, c’est aussi connaître la fragilité de certains équilibres. Inondations, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles touchent régulièrement l’île et, au fil des années, nous avions pris l’habitude d’apporter ponctuellement notre aide lorsque nous le pouvions.
Parfois, l’histoire nous touchait d’encore plus près. Dans la région reculée de Morawaka, Danapala et sa famille accueillaient nos voyageurs pour des nuits chez l’habitant. Lorsqu’un arbre s’est abattu sur leur maison, nous avons fait appel à nos voyageurs pour les aider à faire face aux dégâts. Cette mobilisation a fait partie des déclics.
Atypique grandissait. Nous avions désormais la possibilité de transformer ces gestes ponctuels en un engagement plus structuré, capable de soutenir des projets dans la durée. La création de la Fondation Atypique en 2019, par Marjorie et Chamika, est venue formaliser cette envie.

Comment fonctionne et se finance la Fondation Atypique ?
Le principe est volontairement simple : pour chaque voyageur, Atypique Voyages verse 10 € à la Fondation Atypique.
Voyage après voyage, ces contributions viennent alimenter un fonds dédié. Celui-ci permet ensuite de financer des projets identifiés sur le terrain, sans dépendre uniquement de collectes ponctuelles ou de situations d’urgence.
Cette mécanique crée un lien direct entre le développement de l’activité touristique et la capacité de la Fondation à agir. Plus Atypique accompagne de voyageurs, plus le fonds peut grandir et soutenir de nouvelles initiatives.
Selon les circonstances, des contributions complémentaires peuvent également venir renforcer cette enveloppe, comme cela a été le cas lors de certaines catastrophes naturelles. Mais le socle du financement reste cette contribution systématique intégrée au fonctionnement même de l’agence.
L’idée n’est pas de multiplier les actions, mais de disposer des moyens nécessaires pour accompagner des projets cohérents avec les deux piliers qui structurent aujourd’hui la Fondation : l’émancipation des femmes et l’éducation.

Puvini : accompagner une femme jusqu’aux Championnats du monde
Le premier chapitre de cette histoire est aussi une histoire de dépassement de soi.
En 2019, la triathlète sri-lankaise Puvini se qualifie pour les Championnats du monde IRONMAN 70.3 organisés à Nice. Une performance exceptionnelle qui devait faire d’elle la première Sri-Lankaise à représenter son pays à ce niveau.
Restait cependant à pouvoir financer le voyage. Atypique a participé aux frais nécessaires pour lui permettre de rejoindre la France et de poursuivre cette aventure sportive. Quelques mois plus tard, Puvini prenait le départ à Nice.
Ce premier projet disait déjà beaucoup de ce qui allait devenir l’un des fils conducteurs de la Fondation : donner à des femmes les moyens d’aller plus loin lorsque l’opportunité existe mais que les ressources manquent.
Dans les plantations de thé, un projet ambitieux interrompu par le Covid
Un autre projet nous tenait particulièrement à cœur.
Dans les plantations de thé du Sri Lanka, les femmes occupent historiquement les postes de cueilleuses tandis que les fonctions d’encadrement restent largement masculines. Avec l’accompagnement d’une chercheuse canadienne spécialisée, nous avions imaginé un programme d’émancipation professionnelle destiné à certaines de ces femmes.
Une première étape devait les emmener à Colombo pour découvrir le Colombo Tea Auction, mieux comprendre les étapes suivant la cueillette et acquérir une vision plus globale d’une industrie dont elles sont pourtant un maillon essentiel.
À terme, l’objectif était d’identifier et d’accompagner des profils capables d’évoluer vers davantage de responsabilités au sein des plantations. Tout était financé. Le voyage devait avoir lieu en mars 2020. Puis le monde s’est arrêté. Le Sri Lanka a fermé ses frontières et la crise du Covid a profondément bouleversé le pays. Le projet n’a finalement jamais pu prendre la forme imaginée.
Avec le recul, il était sans doute très ambitieux, peut-être même un peu utopique. Mais il a contribué à préciser ce qui nous importe encore aujourd’hui : essayer de créer des opportunités et de nouvelles perspectives, plutôt que de se limiter à une aide ponctuelle.
L’éducation comme deuxième pilier
Au fil des projets, un deuxième axe s’est naturellement imposé : l’éducation.
Dans un village particulièrement isolé de la province d’Uva, la Fondation Atypique a ainsi financé la construction d’une bibliothèque. Avec l’association Wakamoun, le projet s’est accompagné d’un séjour interculturel réunissant des jeunes Français, Malgaches et Sri-Lankais.
L’idée dépassait la construction d’un simple bâtiment : créer un espace de transmission et de rencontre, faire circuler les connaissances mais aussi les expériences et les regards. Cette attention portée à l’éducation se retrouve aujourd’hui dans l’un des projets les plus importants menés par la Fondation.

Après Ditwah, reconstruire mais aussi préparer la suite
Lorsque le cyclone Ditwah a durement frappé le Sri Lanka, la première nécessité a été d’aider rapidement. La Fondation Atypique et les équipes se sont mobilisées pour apporter du matériel de première nécessité aux communautés touchées.
Puis est venu le temps de regarder au-delà de l’urgence.
Dans une école publique située près de Rangala, au cœur de la région des plantations de thé, un glissement de terrain avait notamment détruit les sanitaires. La Fondation s’est engagée dans un projet plus large : reconstruction des installations, accès à l’eau potable et création progressive d’un espace informatique destiné aux élèves.
Émancipation des femmes et éducation : deux lignes directrices
La Fondation Atypique n’a jamais eu vocation à multiplier les projets pour multiplier les projets.
Son histoire est faite de rencontres, d’opportunités saisies, de réussites, mais aussi de projets que les circonstances ont parfois empêché d’aboutir. Avec le temps, deux priorités se sont précisées : l’émancipation des femmes et l’éducation.
Notre approche reste volontairement locale : identifier des besoins que nous comprenons, travailler avec des personnes que nous connaissons et soutenir des projets que nous pouvons suivre.
Atypique Voyages a grandi depuis le Sri Lanka et poursuit aujourd’hui son histoire dans plusieurs destinations d’Asie. Mais l’idée qui a donné naissance à la Fondation reste la même : si le voyage permet à notre entreprise de grandir, cette croissance doit aussi nous donner davantage de moyens d’agir dans les territoires qui rendent ces voyages possibles.
Et avec 10 € versés à la Fondation pour chaque voyageur, chacun de ces voyages contribue, à son échelle, à écrire la suite.



